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Je t’ai croisée en allant au travail. Cinq personnes t’entouraient. L’une d’entre elles te parlait avec cette voix qu’on utilise pour les vieillards. «Vous n’avez pas de portefeuille, pas de cartes d’identité, pas rien?» Tu as touché les poches de ton jean et tu as répondu : «Non, j’ai n’ai pas de porte feuille, je n’ai rien.» Même cette veste d’automne trop grande n’avait pas l’air d’être la tienne. J’aurais voulu te prendre doucement par la main pour t’offrir un chocolat chaud.

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