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Ça fait deux jours que je suis en pyjama, j’ai bu quatre cannettes de 7up dégazés et je viens de manger une soupe Lipton. Pas besoin de vous donner plus de détails, vous savez ce qui s’est passé dans mon pauvre corps c’est derniers jours. Mais le 7up et la soupe Lipton c’est quand même bon signe, c’est signe que le pire est passé.

Ce printemps, chers lecteurs, s’est déroulé à l’ombre de nombreuses pertes et de grands deuils. Certains que j’ai évoqués ici, d’autres que je préfère conserver au fond de mon cœur maintes fois brisé et recollé. Le pire est passé. Je crois. Mais voilà, au cours d’une existence humaine, nous finissons par comprendre que dès que le pire est passé, on ne peut prévoir quand il surgira de nouveau.

C’est dans l’acceptation de cette fatalité que réside la clef du bonheur. Les grecs n’étaient pas si bêtes. Je ne crois pas que notre destin soit tout tracé d’avance, mais une chose est certaine, nous n’en contrôlons qu’une infime partie et nous ne sommes jamais à l’abri des coups. Pourquoi et comment vivre alors? Tant que vous ne l’aurez pas trouvé en vous-mêmes, j’aurai beau m’acharner je ne vous l’implanterai pas dans la tête. Sachez simplement que l’intuition de cette quasi certitude réside dans les antennes d’un papillon, dans le vent qui fait onduler les champs, dans les lourdes nuits d’orages et évidemment, mais ça vous l’aurez deviné dans le doux froissement de l’aile d’un Gros Bec. C’est dans ce qui a toujours été et dans ce qui sera toujours, bien avant et bien après nous, que je trouve la paix pour continuer. Je crois que chercher le bonheur est vain et que c’est l’harmonie que nous devrions aspirer à atteindre.

Peu importe ce qui arrive, il me suffit de m’agenouiller dans la terre pour retrouver le sens. Ceux qui trouvent la paix comme moi au milieu des légumes, des arbres et des fleurs sauront ce que je veux dire : j’ai mon jardin.

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