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Simplement pour le plaisir. Voici mon premier scénario à vie. Je crois que toute personne qui écrit de la fiction devrait s’essayer un jour à créer un scénario. Cela donne un point de vue nouveau sur la création. Je vais tenter d’en faire une nouvelle c’est certain.

  1. EXT. JOUR. PLAN DE LA FENÊTRE D’UNE MAISON DE CAMPAGNE EN BARDEAUX BLANCS.

Journée d’été ensoleillée.

Du côté gauche de la fenêtre, les branches d’un acacia sont légèrement secouées par la brise. On entend le bourdonnement des abeilles. À l’intérieur, derrière la fenêtre entrouverte, on aperçoit une femme dans la mi-trentaine. Penchée sur le lavabo, elle est en train de faire la vaisselle. Elle porte une robe avec de minuscules fleurs bleues. Ses cheveux, bruns et frisottés, sont remontés sur sa nuque en un chignon relâché. On entend le bruit des morceaux de faïence qui se cognent les uns contre les autres, mais le bruit est lointain. La femme ne regarde pas dehors.

Un homme arrive derrière elle. Il a à peu près le même âge que la femme. Il est grand. Les cheveux foncés. Il porte une chemise blanche, des pantalons noirs, un nœud papillon et une veste sans manche noire qui boutonne devant. Ses vêtements sont empesés et rigides. Ils contrastent avec ceux de la femme. Il se penche vers elle pour embrasser sa nuque. La femme ne relève pas la tête. Elle se laisse faire en continuant sa tâche. Son visage est neutre. L’homme sort de la cuisine.

2. INT. JOUR. CUISINE DE LA MAISON.

La femme continue de laver la vaisselle. Avec son avant-bras droit, elle repousse une mèche de cheveux qui lui tombe devant les yeux. Quelque chose dans la fenêtre attire son attention. Elle se penche au dessus du lavabo pour voir de plus près.

3. INT. JOUR. GROS PLAN SUR LA FENÊTRE.

On voit une abeille qui cherche un moyen de sortir et se cogne contre la moustiquaire.

4. INT. JOUR. CUISINE.

La femme sort de la cuisine.

5. INT. JOUR. SALLE À MANGER.

La femme va vers le buffet. Elle en ouvre le tiroir et en sort une feuille de papier. Elle retourne vers la cuisine.

6. INT. JOUR. CUISINE.

En entrant dans la cuisine, la femme se dirige vers l’armoire où elle prend un verre. Elle retourne devant la fenêtre.

7. INT. JOUR. GROS PLAN DE LA FENÊTRE.

La femme enferme l’abeille sous le verre. L’insecte est paniqué. Il se cogne contre les parois de verre. La femme glisse la feuille sous le verre pour empêcher l’insecte de sortir.

8. INT. JOUR. GROS PLAN SUR LE VISAGE DE LA FEMME.

On voit le visage de la femme à travers le verre qu’elle tient à la hauteur de ses yeux. Elle regarde l’abeille en souriant. Derrière la femme, on aperçoit la silhouette de l’homme qui entre dans la cuisine.

9. INT. JOUR. LA CUISINE.

La femme se dirige vers la sortie de la cuisine. Elle passe à côté de l’homme sans  le regarder.

10. INT. JOUR. SALLE À MANGER.

La femme traverse la salle à manger et se dirige vers la porte qui mène dehors.

11. EXT. JOUR. DEVANT LA MAISON.

La femme sort de la maison. Elle a toujours le verre qui emprisonne l’abeille dans les mains. Elle traverse le chemin de terre pour aller s’immobiliser devant une clôture de perche qui la sépare d’un champ rempli de marguerites, de lupins, de boutons d’or et de mauves. Sa robe est secouée par le vent. Elle retire la feuille et laisse l’abeille s’envoler.

12. EXT. JOUR. CHAMP DE FLEUR.

Travelling horizontal sur le champ de fleurs agité par la brise. On entend le bruit du vent.

13. INT. JOUR. CUISINE.

La femme est de retour devant le lavabo. Elle est seule. Puis, l’homme entre dans la cuisine. Même jeu que dans la première scène. Il se penche pour lui embrasser la nuque. Cette fois la femme relève la tête en souriant. Elle se retourne vers lui et colle son corps contre celui de l’homme. Elle s’arque vers lui et lui tend sa bouche. Ils s’embrassent longuement. La femme gémit et attrape la nuque de l’homme avec ses deux mains.

14. EXT. JOUR. PLAN DE LA FENÊTRE D’UNE MAISON DE CAMPAGNE EN BARDEAUX BLANCS.

Par la fenêtre, on aperçoit la femme qui est de dos. On voit sa nuque. Elle est en train d’embrasser l’homme. Un mouvement fait comprendre au spectateur que l’homme à soulevé la femme par les hanches pour l’assoir sur le comptoir tout en continuant de l’embrasser.

FIN

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