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J’ai dû m’arracher ce texte. Il m’a épuisée. Le simple fait d’en voir le titre me donnait envie d’aller me réfugier sous les couvertures et ne plus en ressortir avant l’été. J’ai commis un meurtre littéraire. Je crois que c’est la première fois que je fais mourir un personnage vraiment. Que sa mort est le sujet du texte. En fait, c’est presque la mort elle-même le personnage ici. Je voulais voir si je pouvais arriver à dire un truc pareil, même si je ne l’ai pas vécu. J’ai connu la mort oui, mais jamais de si près. Je me sens coupable d’avoir écrit ça. Mais il le fallait je crois. C’était un passage obligé. Toute la journée j’ai eu envie de décrire plus en détail le moment dans la voiture et celui sur le banc du parc, parce qu’ils disent peut-être de manière moins abrupte le passage du temps et l’imminence de la mort. Enfin, je verrai bien ce que je ferai de cette intuition. Pour le moment l’exercice m’interdisait de dépasser 5 pages.

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