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Ce que je déteste par dessus tout dans février, c’est le blanc total! Le vent soulève la poudreuse et je ne distingue plus le ciel de la terre. Alors pour casser l’immaculé de ce mois que je hais, voici quelques vers de Neruda qui m’ont remémoré le jardin, les épices et la couleur de l’été.

Ondine, tu es fille de la mer, ton corps

est d’eau pure, ô cousine de l’origan,

et ton sang, cuisinière, est de terre vivante,

terrestres et fleuries, voilà tes habitudes.

 

Tes yeux regardent l’eau, et soulèvent les vagues,

tes mains vont vers la terre, en y lâchant les graines,

l’eau et la terre où sont tes domaines profonds

se sont unies en toi par la loi de l’argile.

 

Naïade, ton corps fend la turquoise marine

et bientôt resurgi fleurit dans la cuisine

c’est ta façon à toi d’assumer ce qui est

 

avant de t’endormir encerclée de mes bras

qui, pour que tu reposes, écartent de ta nuit

herbe, légumes, algues, écume de tes songes.

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