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Mais je n’en ai aucune idée bordel! Depuis que je suis célibataire, je multiplie les débuts d’histoires pas continuées, les avances pas convaincues, les baisers volés, les amorces de béguins, les désirs fugaces et les baises sans lendemain (bon… pour être honnête, celles-là je les compte sur les doigts d’une main, mais je trouvais que ça sonnait bien dans l’énumération).

Je commence des histoires (certaines platoniques, d’autres pas), sans trop savoir où elles me mèneront. Et je m’en fou! Malgré cela, j’ai dans le fond de mon tiroir judéo-chrétien poussiéreux un relent de culpabilité toute féminine. Ces hommes, j’ai toujours l’impression de leur devoir quelque chose. J’ai peur de les blesser, de les niaiser, je veux être honnête, transparente, intègre. Je ressens toujours le besoin de m’expliquer et de m’excuser de long en large si finalement, mon intérêt ne s’avère pas aussi puissant que prévu (et ça arrive tout le temps!)

Ben voyons donc ma noire! Cherche-le, le mec qui va avoir la même considération pour toi, tu vas en gratter des fonds de litière avant de le trouver.

Où je veux en venir, je ne sais pas trop honnêtement. Je suis en train de découvrir en moi, une drôle de bebitte. Une bebitte qui, tout en ayant des envies de liberté qui excluent drastiquement l’idée d’un engagement à long terme, n’arrive à faire l’amour qu’avec des personnes pour lesquelles elle ressent une entière confiance, voire même une grande affection. Parce qu’entendons-nous : rien ne vaut une baise avec un homme qui a l’expérience de votre corps et de ses besoins. Pis c’est pas un «one night» croisé dans les bars qui va pouvoir m’offrir ça. À moins qu’il soit devin!

Alors je fais quoi : soit je m’abstiens par peur de pogner des maladies en ayant une baise moyenne avec un inconnu sympathique mais pas si excitant que ça. Et peut-être même pas sympathique du tout. Soit je commence une relation à long terme avec un mec qui m’intéresse vraiment mais qui va fort probablement trouver la pilule dure à avaler le jour où je vais être obligée de lui dire que je veux ben m’engager, mais rien qu’à moitié parce que ma sacro-sainte soif de liberté me donne envie de fuir au Japon en Kayak dès que j’entends les mots : mariage, long terme, bébé etc. Pas que je ne veux pas de bébé, je ne le sais tout simplement pas. Je ne sais pas!!!

«C’est parce que t’as pas encore trouvé «le bon» que t’es pas prête à t’engager!» Là je me permets un très senti : Tabarnak!!! Non non non! C’est pas parce que j’ai pas encore trouvé «le bon», ça existe pas «le bon», y’en a des milliers de bons! De très bons! Mais osti, ça se peut tu que moi, je sois tout simplement pas tricotée comme les autres? C’est tu Dieu possible que j’ai à la fois besoin de liberté ET de stabilité!? Comment j’vas faire pour trouver ça!?!? J’ai essayé fort pendant dix ans de vivre une vie «normale», le même homme, la fidélité, l’engagement, les projets d’avenir. J’ai serré les dents, mais je n’y suis pas arrivée. Ce n’est pas moi. J’étouffe là-dedans. Dès que mon futur à l’air d’une belle ligne propre toute droite, j’ai envie de sacrer l’camp!

Mais pour moi le sexe, c’est sacré! Ce doit être fait sincèrement, avec une réel affection et un respect total des besoins et du corps de l’autre (cela n’empêche pas ces besoins d’être osés, surprenants, voir légèrement pervers, pourvu que les deux parties s’entendent). Une chose est sûre, c’est que là maintenant je ferais l’amour pendant des heures avec un corps connu qui sait exactement où mettre ses mains quand, de quelle manière et avec quelle ardeur!

J’suis une drôle de bebitte, des fois j’ai l’impression d’avoir des besoins d’homme, influencés par un cœur et un corps de femme. Mais en disant ceci, j’ai l’air d’enfermer tout le monde dans des cases. «Les femmes sont comme si, les hommes sont comme ça… Gna gna gnaaaaa.» Alors je vais me contenter de : Oui je suis définitivement une drôle de bebitte et j’apprends à peine à vivre avec!

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