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Assise tranquillement dans un café Rimouskois… À souper en attendant l’heure où je m’en vais trouver mon groupe de jeunes allumés du Cégep pour monter avec eux des Feydeau survoltés… Bref, assise devant la bière que j’ai commandée pour digérer, à faire des recherches pour l’émission que j’animerai tout le week-end sur le salon du livre de Rimouski… BREF assise là au milieu de tout le monde à fixer d’un oeil hagard mon écran cathodique… BREEFF je suis là tranquillement et ne voilà t’il pas qu’un jeune homme, accompagné d’un saxophoniste monte sur une chaise au milieu du café et nous lance à la volée qu’il est venu nous faire un extrait d’un spectacle (dont j’oublie le nom précis) «Fonds de garde-robe» qui sera présenté samedi le 13 novembre à la COOP Paradis (Coop dont la ligue d’impro dont je suis la directrice artistique est membre). Magnifique extrait d’un discours oral, accompagné par un saxophoniste spontané qui nous raconte un peu sur le rythme d’un Slam, l’histoire d’un village de travailleurs d’usine qui se sont révoltés contre le patron. Il nous parle d’un peuple. Il nous parle d’une culture. Il nous parle d’y croire. Il nous parle d’amour. J’ai vécu un beau moment, un moment surprenant, un moment d’effervescence qui est venu me saisir dans l’âme… Après sa performance, je m’en vais le voir pour me présenter, lui parler de son spectacle, le féliciter. De fil en aiguille, je lui dis que je suis dans la Ligue d’improvisation de Rimouski. Il me dit qu’il sera des nôtres lors de notre représentation de vendredi soir pour livrer un extrait de son spectacle. Je lui demande à qui il a parlé de la LIR. Il me parle de notre président… Et de fil en aiguille je découvre… Qu’il avait mon e-mail dans sa poche… Comme quoi le monde est petit et les détours du destin surprenants…

Je ne sais pas pourquoi, mais pendant qu’il parlait, debout sur son banc, j’ai eu l’intuition d’une époque nouvelle, d’un vent d’inspiration qui soufflerait à nouveau sur nous…

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