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Il y a quelques semaines de cela, j’avais écrit un billet intitulé «Chaque torchon trouve sa guénille!» dans la catégorie «Amour, fesses et amitié». Et je l’avais laissé sur un «à suivre…» que je n’avais jamais complété. Et bien, pour faire une histoire courte, cet homme d’agréable conversation m’avait invitée à souper au restaurant en sa compagnie, invitation que j’avais acceptée avec plaisir. Je me suis préparée, ai fait près d’une heure de route, ai angoissé pendant deux jours, pour poireauter une demi-heure au restaurant et finalement me rendre compte que je venais me faire poser le premier lapin de ma vie! J’étais dans tous mes états! Une colère noire comme l’âme d’une harpie! Je me suis précipitée dans le premier endroit avec un réseau sans fil, pour lui écrire la missive suivante :

Ce soir, une charmante jeune femme prénommée Solange s’est pointée au Resto Moules Frites suite aux invitations insistantes d’un prénommé X. Comme il n’était pas arrivé lorsqu’elle entra, elle décida de prendre une bière au bar en attendant. Bien qu’elle soit une fort jolie femme, elle se lassa de regarder son reflet dans le miroir du bar et quitta l’endroit. Inutile de vous dire que je suis en colère, je n’ai pas de temps à perdre ni d’essence a dépenser et comme vous avez l’air de très peu vous soucier de moi, pensez donc a notre planète, un simple mail aurait évité 1h30 de CO2 dans l’atmosphère! Sur ce j’ai encore faim, alors je cesse de perdre mon temps et vais de ce pas me nourrir!!!

Quelques jours plus tard, j’ai reçu une réponse désolée, qui invoquait une bonne raison (évidemment elles sont toujours bonnes) et osait réitérer l’invitation. J’ai refusé. Je pensais que par respect pour moi-même, il m’était impossible d’accepter pour le moment. Mais nous avons tout de même continué à correspondre. Plusieurs semaines plus tard,  il a assisté à un spectacle auquel je participais et est venu me rencontrer après. Charismatique, intelligent, charmant sourire je n’en dirai pas plus mais j’en aurais plus à dire… Il a donc OSÉ réitérer son invitation… Bref, me voici donc ce matin, devant mon écran cathodique, légèrement appesantie par un rhume, avec le teint livide du Nosfératu auquel j’ai rêvé cette nuit, à me demander ce que je vais bien pouvoir me mettre, mais surtout à angoisser comme ces pas possible en me demandant : Merde! Est-ce que je vais finir par les manger ces foutues moules frites!!!»

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